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La rétrotraduction : ce que c'est et comment on la fait.

Une rétrotraduction ramène un document traduit dans sa langue d'origine, pour qu'une personne qui ne lit pas la traduction puisse quand même vérifier ce qu'elle dit.

Planche gravée d'un pont à poutres triangulées en acier qui se reflète dans une rivière calme

Qu’est-ce que la rétrotraduction?

La rétrotraduction sert à contrôler une traduction. Un document est traduit de l’anglais vers le français, puis un second traducteur, qui n’a pas vu l’original anglais, retraduit le français vers l’anglais. La comparaison entre l’original et la rétrotraduction montre où le sens a glissé.

Elle répond à une question pour un lecteur qui ne lit pas la langue d’arrivée : la traduction dit-elle ce que nous voulions dire?

Comment on la fait

  1. La traduction. Le document source est traduit normalement dans la langue d’arrivée.
  2. La rétrotraduction. Un traducteur indépendant, sans la source, retraduit le texte d’arrivée vers la langue de départ, aussi littéralement que le permet une lecture naturelle.
  3. La comparaison. Une personne qui connaît le sujet compare l’original et la rétrotraduction et relève chaque écart de sens.
  4. Le rapprochement. Le premier traducteur examine chaque écart : une vraie erreur est corrigée, une différence due à l’idiome est expliquée.

L’indépendance du second traducteur est l’essentiel. S’il voit la source, il la reproduira sans s’en rendre compte, et le contrôle ne prouve rien.

Un exemple

Cet exemple est une illustration, rédigée pour cette page. Un devis dit « The contractor shall submit shop drawings. » Le français se lit L’entrepreneur devrait soumettre les dessins d’atelier. Un rétrotraducteur qui n’a pas vu l’original rend « The contractor should submit shop drawings. » Côte à côte, « shall » et « should » sautent aux yeux, et l’exigence se révèle une simple suggestion. Quelqu’un qui ne lit pas le français peut le voir.

Ce qu’elle détecte, et ce qu’elle ne détecte pas

La rétrotraduction détecte les changements de sens : un « doit » de devis devenu un « devrait », une négation perdue, une dimension modifiée, un terme qui désigne un autre produit.

Elle ne mesure pas la qualité de la rédaction. Une rétrotraduction se lit de façon raide, et c’est voulu; bien des écarts relèvent de l’idiome, pas de l’erreur. Elle ne remplace pas non plus la révision par un second langagier, que toute traduction devrait recevoir de toute façon. La norme ISO 17100, selon laquelle Technitrad est certifiée, rend cette révision obligatoire.

Rétrotraduction ou seconde traduction directe?

Certaines équipes évitent le retour et demandent à deux traducteurs de travailler chacun à partir de l’original, puis comparent les deux. Cela montre où la source se lit de deux façons. La rétrotraduction montre ce que dit la traduction finie. Pour savoir ce que vaut la traduction que vous allez émettre, elle répond plus directement.

Quand elle en vaut la peine

La rétrotraduction ajoute une seconde traduction et une comparaison au mandat; elle a donc sa place là où une erreur de sens coûte vraiment :

  • les formulaires de consentement, questionnaires et instruments de recherche, pour lesquels un comité d’éthique ou un commanditaire peut l’exiger;
  • les consignes de sécurité et les mises en garde;
  • les clauses juridiques et contractuelles sur lesquelles on s’appuiera dans l’autre langue;
  • les messages et slogans publicitaires, pour repérer un sens involontaire.

Pour les documents techniques comme les devis et les dessins, une terminologie constante et une révision indépendante font généralement davantage pour l’exactitude, pour bien moins d’effort.

Demandez avant d’en commander une

Une demande de rétrotraduction vient souvent d’une même inquiétude : vous ne lisez pas le français, et il est sur le point de partir sous le nom de votre firme. Si une autorité ou un client exige une rétrotraduction, précisez-le dans votre demande de soumission, avec les documents visés. S’il s’agit d’une inquiétude générale sur l’exactitude, commencez par une vérification terminologique gratuite d’une traduction récente. Elle montre si vos termes sont cohérents. Dans l’étude de General Motors sur ses propres traductions, les termes erronés causaient 47 % des erreurs (SAE J1930, Woyde 2005).

Vos traductions sont-elles cohérentes? Obtenez une vérification terminologique gratuite.