Pourquoi les traducteurs spécialisés ne sont pas la solution à vos attentes en matière de qualité de la traduction

Ceux-ci devraient être un point de départ non négociable. Toutefois, sans l’ajout et la validation systématique de votre terminologie, les traducteurs spécialisés ne peuvent compter que sur la terminologie technique disponible au sein de l’industrie. Ce sur quoi ils doivent vraiment pouvoir compter est votre terminologie d’entreprise.

Faisons la distinction entre la terminologie technique et la terminologie d’entreprise, et voyons de quelle façon elles influencent la qualité de la traduction que vous recevez. Bien que les traducteurs demeurent le catalyseur clé dans l’assurance qualité finale, il est statistiquement impossible de choisir chaque terme correctement en utilisant uniquement la terminologie technique.

La terminologie technique, dans le cadre d’un projet spécifique, fait référence à un groupe de termes relatifs au contenu du secteur ou de sujets connexes.
Lorsque vous avez suffisamment de chance pour trouver une agence contenant une ressource spécialisée dans votre domaine, vous aurez le bénéfice du traducteur qui se souvient des termes de l’industrie de mémoire, et qui peut établir les distinctions entre des termes et des concepts similaires. Par contre, l’ingrédient principal sera manquant : garantir que le traducteur spécialisé utilise votre formulation favorite.

D’un autre côté, la terminologie d’entreprise est un ensemble de termes provenant de la terminologie technique et du vocabulaire général qui ont été triés sur le volet, définis, traduits et approuvés pour leur utilisation fréquente ou parce qu’ils représentent des termes clés dans l’entreprise. Ce type de terminologie découle d’une étroite collaboration entre vous et votre fournisseur de service de traduction.

Lorsqu’elle est bien appliquée, l’utilisation de cet outil de référence réduit les incertitudes et se traduit par une efficacité accrue qui croît de manière exponentielle avec la complexité de votre contenu. En revanche, si elle est négligée, votre entreprise dépensera sans aucun doute plus que l’investissement initial requis pour la gestion terminologique. Puisque la gestion de la terminologie d’entreprise est souvent incomprise, elle est en général sous-financée, voire complètement ignorée, engendrant de lourdes conséquences.

À titre de gardien de la marque de votre entreprise, il est important de réaliser que la terminologie est un de vos plus importants atouts. Le prix initial pour une telle terminologie peut paraitre exorbitant et difficile à faire accepter. Néanmoins, il est important de considérer la présentation d’une analyse de rentabilité démontrant le retour sur investissement dans le but d’accroitre le soutien de la haute direction. Ce point est un sujet en lui-même et sera précisé dans un article subséquent.

La terminologie d’entreprise de même que sa mise en place appropriée est la clé pour l’atteinte de vos objectifs concernant la qualité de la traduction.

Le visage d’une terminologie d’entreprise collaborative typique :

  1. Définition : Votre fournisseur de service de traduction professionnelle, ayant une expertise pointue en terminologie, devrait prendre le temps de discuter avec vous de votre entreprise, de votre entité commerciale, de ses produits et services, de vos objectifs, de votre marché cible, etc. Le but premier est de définir votre vocabulaire. Puis, ces informations en main, devrait proposer le meilleur cadre pour votre base terminologique, en s’appuyant sur les catégories de la norme ISO 12620 : 2009 ou d’autres normes pertinentes.
  2. Collection: Suite à cette discussion, vous devriez rassembler le maximum de documentation de référence. Tout matériel de référence bilingue ou ouvrage unilingue qui peut aider votre fournisseur de service de traduction devrait être partagé. Veuillez lire notre blogue précédent intitulé : 4 façons d’aider votre agence de traduction professionnelle à fournir le niveau de qualité attendu. Vous y trouverez quelques trucs pour démarrer.
  3. Extraction : Votre fournisseur devrait alors parcourir toute votre documentation, incluant le site Web, le matériel promotionnel, etc. pour en extraire les termes clés et les termes fréquemment utilisés. Cette extraction peut être bilingue, ou unilingue s’il n’y a aucune traduction correspondante disponible. Si l’extraction devait être unilingue, votre cabinet devrait traduire ces termes du mieux qu’il le peut et les soumettre à votre approbation. Dans son article : « La valeur économique de la terminologie », Guy Champagne estime que la terminologie est requise dans une proportion de 4 à 6 % du nombre de mots d’un texte. Vous pouvez anticiper approximativement ce pourcentage de votre contenu qui devra être ajouté à la base terminologique.
  4. Validation : Une partie essentielle du processus, bien que gruge-temps, est la validation des termes extraits. Ces choix peuvent être exécutés par différents membres de votre organisation. Si votre entreprise n’a pas d’expert en la matière, vous pourriez trouver bénéfique de recourir à un client afin de recueillir son opinion ou à un linguiste externe spécialisé dans votre domaine et votre marché cible. L’effort principal se situe à la validation de la traduction des termes initialement extraits, suivis d’une révision périodique des termes nouvellement ajoutés.

Vous pensez peut-être que la validation est couteuse. Cependant, vous devriez considérer que la correction d’un terme à la fin du cycle de traduction peut couter de 10 à 20 fois plus qu’une correction en amont (Xerox, JD Edwards). Jetez un coup d’œil au tableau suivant:

Ce procédé est plus utile pour les entreprises qui ont besoin d’un flux élevé et constant des travaux de traduction. Il est possible de l’appliquer à des travaux de moindre importance, mais cela prendra plus de temps pour rentabiliser l’investissement initial. De plus, les différentes exigences de qualité dictent souvent le budget, et donc le montant disponible pour les efforts en terminologie.

Par conséquent, plus tôt vous introduisez la terminologie, plus vous économisez. On peut l’introduire aussi tôt qu’à la création de votre produit ou service. Si vous définissez un concept avant de l’introduire à de multiples reprises dans un texte, alors vous utiliserez probablement ce terme systématiquement, augmentant ainsi les chances qu’il soit traduit avec constance et partagé avec votre fournisseur.

Pour conclure, même si tous les types de contenu et toutes les industries peuvent bénéficier d’une gestion serrée de la terminologie, le contenu qui en retirera le plus de bénéfice est répétitif et complexe de nature, comme la documentation technique et les publications provenant de secteurs d’activité règlementés comme le droit, l’ingénierie et la médecine.

Les traducteurs spécialisés sont la pierre angulaire dans l’assurance d’une traduction de qualité ; mais, si on leur donne les bons outils, ainsi qu’un accès à votre terminologie de prédilection, les traducteurs et vous en retour atteindrez la réussite à long terme.

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